Michel Leeb interprète un tombeur hilarant

Avant d’être jouée en résidence à Paris, au théâtre des Nouveautés, du 23 janvier au 29 mars 2015, la pièce « Le tombeur » est en tournée dans toute la France, depuis ce mercredi 5 novembre. Jeudi soir, les angevins l’ont découverte avec surprise et bonheur, sur la scène du Grand Théâtre.

Le tombeur, pièce de Robert Lamoureux, mis en scène par Jean-Luc Moreau

Michel (Michel Leeb), séducteur aux nombreuses maîtresses

Écrite et interprétée par Robert Lamoureux en 1958, cette comédie satirique, croustillante et intemporelle porte à l’époque le nom de « La brune que voilà ». En 1986, Michel Leeb fait ses premiers pas au théâtre et incarne Michel Vignon, séducteur aux nombreuses maîtresses, le rôle principal de cette pièce désormais intitulée « Le tombeur », avec Jean-Luc Moreau à la mise en scène. Vingt-huit ans plus tard, Michel Leeb reprend ce personnage pour la seconde fois et entraîne le spectateur dans une série de quiproquos explosifs. Pendant près d’une heure quarante-cinq, le public est embarqué dans un tourbillon de rires et de personnages délicieusement interprétés.
« Robert Lamoureux écrit là la pièce la plus amusante que je connaisse sur la lâcheté masculine. », explique Jean-Luc Moreau, metteur en scène. Pour cette version 2014, Michel Leeb est entouré de Guy Lecluyse, Chick Ortega, Camille Solal, Julia Duchaussoy, Coralie Audret, Pascale Louange, Laurence Porteil, Xavier Goulard. « Cette troupe contrastée en personnalités joue avec délectation et exaltation cette comédie dont le seul dessein est le plaisir de faire rire. », poursuit celui qui mettait déjà en scène cette pièce, il y a une trentaine d’années.

« J’attends qu’elles rompent avec moi pour rompre avec elles ! »
(Michel au sujet de ses maîtresses)

L’histoire se déroule à Paris, dans l’appartement cossu de Michel Vignon, vendeur de voitures anciennes. Séduisant célibataire, il collectionne les aventures, se retrouvant ainsi avec quatre maîtresses : Anne-Marie, Christine, Clara et Sophie. « J’attends qu’elles rompent avec moi pour rompre avec elles », explique-t-il à son collaborateur et ami, Régis Sabatier (Guy Lecluyse). La situation se complique le jour où un homme se présente et menace de le tuer s’il ne quitte pas sa femme immédiatement : « Je suis le mari de votre maîtresse, autrement dit vous êtes l’amant de ma femme ! ». Mais, l’homme en question ne révèle pas son identité. Laquelle est sa femme ? Une solution ultime s’impose à Michel : rompre avec chacune d’elle au cours de cette journée, et pour cela il s’entraîne auparavant avec Régis.
Les répliques et jeux de mots fusent jusqu’au rebondissement final. Michel Leeb est dans son élément et en profite pour régaler les spectateurs de ses imitations : l’homme efféminé, le cow-boy qui arrive à cheval et descend de sa monture (bruitage inclus bien sûr), le vampire, le robot qui butte contre le mur car ne peut plus avancer, l’avion, le ténor. Un one man show de quelques minutes, à pleurer de rire, comme l’attestent les réactions du public à l’issue de la représentation. « Du Leeb, du bon Leeb ! Du grand rire. », s’exclame Jacques enthousiaste. « J’ai beaucoup apprécié cette soirée. », ajoute Viviane, sourire aux lèvres.

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