Le touchant Appel de Londres, de Philippe Lellouche

Mardi soir, L’appel de Londres, nouvelle pièce de Philippe Lellouche, mise en scène par Marion Sarraut, a fait salle comble au Grand Théâtre d’Angers.

Pièce L'appel de Londres, de Philippe Lellouche

Après « Le jeu de la vérité » (1 et 2) et « Boire, fumer conduire », cette nouvelle pièce de Philippe Lellouche, intitulée « L’appel de Londres », a connu un beau succès mardi soir, au Grand Théâtre d’Angers. Pour preuve, la représentation s’est jouée à guichet fermé, devant des spectateurs riant très souvent aux éclats.
La pièce débute, tout comme elle se termine, à Londres, dans le restaurant français de Marianne (Vanessa Demouy), sur une chanson de Michel Fugain, « On laisse tous un jour ». Cet intermède musical résume assez bien l’état d’esprit des personnages qui vont se côtoyer durant cette soirée du 14 juillet. Alors que Marianne est déjà sur scène, entrent successivement plusieurs clients : François, écrivain (Christian Vadim), Charles, avocat (Philippe Lellouche) et Jean-Christophe, trader (David Brécourt), tous trois émigrés dans la capitale britannique, comme elle.
Ils ne se connaissent pas, mais ce petit coin de France, situé en plein Londres, les réunit pour un soir, comme une parenthèse où ils peuvent parler et manger français. Du générique de « Jeanne et Serge » à celui de « Tom Sawyer », interprété en choeur par François, Charles et Jean-Christophe tel un hymne à la liberté retrouvée, en passant par des sujets de société plus grave comme l’argent, la politique, l’abondance des médias, ces quatre français échangent sur divers thèmes, révélant tour à tour leur personnalité et leurs blessures. Un événement inattendu, venu de France, fait cependant basculer leurs certitudes et provoque une vive remise en question quant aux raisons de leur installation à Londres.

« C’est beau la France ! »

L’amour n’est pas en reste et se manifeste lors d’un surprenant jeu de speed dating proposé par François, où chacun se dévoile face à Marianne. Un moment drôle, avec notamment Charles dans la peau d’un chanteur québécois, à l’accent canadien délicieusement interprété. François qui pense qu’on « devrait inventer la dictature du câlin » est quant à lui assez maladroit dans sa démarche, mais la fin de la pièce apporte son lot d’explications.
Véritable troupe sur scène, les quatre comédiens, amis à la ville, mettent à profit leur complicité pour permettre au public de passer un moment entre rires et émotions. Riche de références à l’actualité politique, sociale, cette pièce est servie avec humour et tendresse, beaucoup d’amitié et une pincée d’amour.
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