Alex Lutz déborde d’énergie et d’originalité

Samedi soir, à l’occasion de la soirée de clôture du festival d’Anjou 2016, le comédien, metteur en scène et humoriste Alex Lutz a présenté son one man show sur la scène du château du Plessis-Macé. Le public, conquis, lui a offert une belle ovation en fin de soirée.

Alex Lutz, festival d'Anjou 2016

Alex Lutz, au festival d’Anjou 2016

Pour la dernière soirée de cette 67ème édition du festival d’Anjou, qui affichait complet depuis plusieurs semaines, la météo s’est enfin montrée clémente, avec un beau ciel étoilé au dessus de la scène du Plessis-Macé et le retour de la douceur angevine. Les spectateurs enthousiastes étaient au rendez-vous pour applaudir le talentueux Alex Lutz. « C’est la première fois que je viens au festival d’Anjou, je profite, le site est magnifique. (…) Merci d’être venu si nombreux. Si le spectacle marche, c’est uniquement grâce à vous alors applaudissez vous. »
Mis en scène par Tom Dingler, ce show est une succession de sketchs qui reprend une galerie de personnages délicieusement interprétés par l’humoriste. Si certains peuvent regretter l’absence de Catherine (NDLR : personnage de la série Catherine et Liliane diffusée sur Canal +), les éclats de rire secouant les gradins ne laissent aucun doute quant à l’efficacité des personnages représentés samedi soir. Le directeur de casting pressé, excédé par le maniement d’une petite caméra qu’il ne maîtrise pas, ou encore le technicien gentil, mais complètement barré et dangereux, qui consomme des substances illicites et raconte ses déboires avec les gendarmes ne sont qu’un avant goût.

« La grotte de Lascaux est en fait, peinte par les femmes. C’est  la première liste de course de l’Histoire. » (Alex Lutz)

Pendant plus d’une heure trente, Alex Lutz enchaîne avec aisance et bonne humeur des pas de danse sur la musique du Lac des cygnes, les mimiques d’un papy et ses souvenirs de Saint-Germain des Prés, se tortille sur scène tel un pantin désarticulé, avec une souplesse déconcertante. A travers une histoire rocambolesque, l’humoriste apprend aux spectateurs l’origine du nom Montparnasse. Il imite les Huns et leur mode de vie, l’arrivée de « Lady de Nantes, une nana géniale ! », un chevalier allemand à la voix et aux manières de Karl Lagerfeld. Ce dernier se met d’ailleurs des feuilles d’érable sur les yeux en guise de lunettes. Doué pour la composition, sa galerie de personnages est haute en couleur.
Les anecdotes sont délicieuses, à l’image de l’absurdité des cauchemars et leurs scénarios abracadabrantesques, ou encore un scoop révélant que la grotte de Lascaux aurait été peinte par des femmes, « c’est tout simplement la première liste de course : un demi mammouth, deux antilopes… ». Quant à l’élégant et surprenant spectacle équestre, il est tout simplement magique. Alex Lutz propose ici un one man show talentueux où le public se régale, et en redemande avec une jolie salve d’applaudissements au moment du final.

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